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« Qui a lu Robert Brasillach… ? »

by R. B. / dimanche, 16 septembre 2012 / Published in Actualités

La condition de la « fréquentabilité » : ne pas avoir lu !

D’après une tribune paru dans Le Monde le 13 septembre 2012 :

Une refondation qui passe par l’intégration d’un FN dédiabolisé

Par Michel Guénaire, avocat et écrivain , auteur des « Deux Libéralismes. Anthologie » (Perrin, 2011)

La droite est aveugle. Comment peut-elle espérer repartir à la conquête du pouvoir sans une réflexion approfondie sur les causes de son échec ? Elle ne sort pas de cinq ans d’une présidence, mais de dix ans de pouvoir. Elle a perdu, non pas parce qu’elle a mal fait, mais parce qu’elle a perdu le contact avec le pays réel.

L’élection du président de l’UMP ne peut pas en tout cas laisser
de côté l’autre grand chantier. Celui de la refondation intellectuelle et morale d’une famille politique – projet, propositions, hommes. Il faut repenser une
politique de droite.

1. Il faut parler d’un échec de la droite, non plus seulement de Nicolas
Sarkozy
. Ce dernier a eu sa part de responsabilité, mais elle est anecdotique d’un point de vue historique. La droite l’a suivi comme un seul homme depuis dix ans, puisque, dès le début
du second mandat présidentiel de Jacques Chirac en 2002, il s’était imposé comme son leader naturel. Au terme de ces dix années, la droite se retrouve nue. La lecture des résultats des
élections législatives a montré, circonscription par circonscription, à commencer bien sûr dans le Grand Ouest et la façade
atlantique, la perte par la grande famille de la droite et du centre de tout ancrage notable dans le pays.

2. La droite avait un projet de gouvernement, non un projet de société. Derrière Nicolas Sarkozy, elle a cru que gouverner était seulement réformer. Il fallait sans doute agir dans beaucoup de domaines de la société française. Le bilan est positif :
la rénovation des institutions de la République, avec les nouveaux droits du Parlement, la réforme des universités et celle de la carte judiciaire, jusqu’à la création du statut
d’auto-entrepreneur. Mais trop de réformes tuent la réforme. Une loi par semaine pendant cinq ans, 250 au total. Pour quoi faire ? Et pour aller où ? La droite n’a jamais su dire pour quelle société.

3. La droite doit dépasser sa référence unique au néolibéralisme. C’est en son nom qu’elle a mené ses réformes, mais l’histoire d’un
pays ne se construit pas à travers une telle fuite en avant. La France doit retrouver la personnalité de son développement, en redéfinissant un équilibre entre
son secteur public et son secteur privé, et en se réappropriant son territoire comme un territoire industriel. La France doit ainsi dénouer et renouer sa
relation avec l’Europe, qui reste trop liée au modèle néolibéral qui l’a inspirée.

4. Le socialisme est une pratique morte. François Hollande va redistribuer à la marge une richesse qui ne lui appartient pas, et qui surtout va lui échapper. Le fatras des mesures égalitaires ou égalisatrices, qui veulent
punir ceux que l’on désigne comme des privilégiés alors qu’ils sont le plus souvent ceux qui travaillent le plus, sera un épouvantail que la gauche rangera
très vite dans ses cartons. La droite ne doit pas ainsi réduire son rôle à combattre le socialisme mais à comprendre le monde
dans lequel elle vit et qui ne doit plus la dépasser.

5. Le temps est révolu de l’ancrage du Front national à l’extrême droite. Voilà le débat qu’il faut clore. Qui a lu Robert Brasillach parmi les électeurs du Front national ? Alain Juppé dit qu’il y a une différence de valeurs entre l’UMP et le Front national. Je ne le
crois pas, ou je ne le crois plus. La vraie différence aujourd’hui avec le Front national porte sur la question de l’Europe, et, par-delà, la confiance dans
les atouts du pays pour affronter la crise de la mondialisation. Il n’y pas plus d’extrême droite qu’il n’y a d’extrême gauche. Il y a deux franges isolées et
montantes de l’électorat que les partis traditionnels ne doivent plus diaboliser mais comprendre, et, certainement, à terme, intégrer dans deux grands partis
recomposés de droite et de gauche.

6. La droite et la gauche sont coupées de la société réelle. Elles sont combattues par le Front national et le Front de gauche pour cette raison. Les partis politiques doivent s’ouvrir à la société civile. Cette ouverture sera la meilleure réponse
à la coupure entre les responsables et le pays. Un certain spectacle affligeant de la classe politique est aussi de leur responsabilité.

7. Il faut aborder la marche vers un nouveau modèle de développement. Voici aujourd’hui l’angle de
la reconquête. La droite française n’a pas eu de corps de doctrine distinct de celui de la mondialisation. Cette époque est révolue. Tout gouvernement doit retrouver l’histoire de son pays dans le chaos du monde. Le but n’est pas tant la résistance de l’Etat aux marchés qu’un nouveau départ de la nation dans le fil de son
histoire. Il faut inscrire l’action politique de demain dans le long et patient retissage de l’identité historique des nations.

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