
Forte présence de Brasillach dans le fort volume Une heure avec…, recueil de quarante-six entretiens menés par Pierre Gillieth (principalement pour Réfléchir & Agir, mais aussi Argument, La Flamme, Le Magazine des livres), qui arbore, comme d'habitude chez Auda Isarn, une superbe couverture (signée Moheen Reeyad), autrement attractive que celles des recueils d'antan de Frédéric Lefèvre !
– p.36 : « Vos romanciers préférés ? Bernard Clavel, Christian Signol, Marguerite Yourcenar, Robert Brasillach, Gilbert Bordes et Paul Léautaud » (Brigitte Bardot, R&A, n°26, été 2007)
– p.93 : « Brasillach a écrit des choses admirables sur Corneille » (Didier Carette, R&A, n°39, automne 2011)
– p.103 : « Je lis surtout des journaux/mémoires ou des chroniques plutôt que des romans. Le Brasillach que je préfère est Notre avant-guerre. » (Chard, R&A, n°68, hiver 2021)
– p.188-189 : « Comment expliquez-vous que Brasillach ne soit pas sorti du purgatoire alors que Drieu, Céline, Jünger en sont sortis peu à peu ? – On ne lui pardonne pas d'avoir été fusillé. Il faut avoir eu raison de l'avoir fusillé sinon ça remet tout en cause. A la fin des années 1980, j'avais eu une conversation avec mon ami Maurice Bardèche qui redevenait optimiste. Je ne partageais pas cet optimisme et je ne m'étais pas trompé. On ne retient de Brasillach que des phrases tronquées et falsifiées qui servent de tables de la loi sur lui. C'est comme ça que l'histoire est écrite aujourd'hui. Alors que, après 1950, il était réédité en livre de poche ou chez Plon. » (Philippe d'Hugues, R&A, n°37, hiver 2011)
– p.343 : « Tu as été le condisciple, au lycée à Angers, d'Alain Corneau (le futur réalisateur de Série noire et de Tous les matins du monde) qui était assez droitier dans sa jeunesse… – C'est le moins qu'on puisse dire. Il m'a fait lire Brasillach et Drieu, et le journal Rivarol auquel son père était abonné. Il était aussi passionné (et batteur) de jazz. Il est ensuite devenu trotskiste en 1968. » (Michel Marmin, R&A, n°61, hiver 2019)
– p.378 : « Mon père a eu l'intelligence de me faire lire progressivement, à différents âges, tant Brasillach que Céline. » (David Miège, R&A, n°81, hiver 2024)



