Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, a évoqué Robert Brasillach dans son discours prononcé le 9 février 2011 lors du dîner annuel du CRIF : « Le relativisme
affaiblit le sens des mots, il permet tous les amalgames. Les Juifs en sont les cibles, comme si on voulait retourner contre eux la mémoire de la Shoah. La mystification est ignoble,
elle pervertit le raisonnement. Relativisme dans le cas Céline. Il a appelé à exterminer les Juifs mais il est proposé à la
célébration nationale car ce qui importerait, dit-on, est qu’il était grand écrivain. Le général de Gaulle, lui, avait refusé la grâce de Brasillach justement parce qu’il écrivait bien. Il était
donc plus responsable. Le discours du Vel d’Hiv de 1995 interdit d’honorer Céline aujourd’hui. Ceux qui nous accusent de
pressions communautaristes ont une vision déformée des valeurs de notre pays, ou une détestation telle des Juifs que tous les moyens sont bons pour l’exprimer. Qu’on lise Céline oui, qu’on
l’étudie oui, mais qu’on le donne en exemple, non ! »



