Dans le n°21 (été 2009) de la revue de Robert Ménard, Médias, le député Christian Vanneste, invité à donner son point de vue sur la liberté d’expression (propos regroupés avec d’autres, sous le tire
« Respect des personnes ou nouveaux interdits ? »), déclare notamment (page 32) :
« Limiter la liberté d’expression ? Oui, dès lors que la pensée devient acte. L’insulte et la diffamation sont
des actes. L’insulte d’une catégorie de personnes, de manière à susciter la haine à son encontre, constitue également un acte. Fallait-il fusiller Robert Brasillach ? Cet homme était
intelligent, mais a fait part de son grand plaisir à coucher avec l’Allemagne et a tenu des propos insupportables à propos des Juifs. Or, cette pensée a conduit 6 millions d’entre eux à
Auschwitz. De ce fait, sa pensée renvoyait au comportement et à l’action. »
Il enchaîne ensuite :
« Il faut également signaler le plaisir pervers qu’il y a pour certains à devenir le grand accusateur, le grand
dénonciateur d’autrui. En ajoutant à cela le phénomène de victimisation, vous obtenez un processus vous menant, lorsque vous ne respectez pas le trio infernal, à être d’abord attaqué et condamné
ensuite.
Ce trio infernal repose d’abord sur le politiquement correct. Les personnes habilitées à s’exprimer en viennent à
s’autocensurer, de crainte de vexer tel ou tel groupe bien vu des journalistes. L’autocensure devient rapidement le deuxième élément, à savoir la pensée unique, c’est-à-dire le contraire de la
démocratie. Le troisième facteur, beaucoup plus grave, relève du terrorisme intellectuel. Il s’agit de vous empêcher de parler, de vous mettre hors-jeu. « Celui-là », dit-on de vous, doit répondre
des tribunaux et non pas du débat. Malheureusement, la justice suit le mouvement. De sorte que, pour un certain nombre de sujets, il n’existe plus de débat possible. »


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