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« Six février, solstice de la Nation »

by R. B. / vendredi, 08 février 2013 / Published in Actualités

COURRIER NATIONALISTE 30
Éphéméride nationaliste : le 6 février 1934, une manifestation antiparlementaire devant l’Assemblée
nationale fait 22 morts. Le 6 février 1945, le poète Robert Brasillach est assassiné suite à sa condamnation à mort par la « justice » résistancialiste.
Éditorial : Six février, solstice de la Nation
En ce jour très symbolique pour les militants nationalistes, nous republions l’éditorial du numéro 3 de Jeune Nation
nouvelle formule, paru en 1994.
Février est un mois important pour tout nationaliste.
C’est le mois des « six février ». Le mois du souvenir. Le mois où une fois par an, le militant se rappelle avec plus
d’intensité encore qu’il est le garant de l’œuvre civilisatrice de ses parents. Car une nation est comparable à un arbre : plus ses racines s’enfoncent profondément dans le sol et plus ses
branches montent haut dans le ciel. Si, au sein de la nation, le mythe enflamme les énergies communes, le culte des anciens et des héros contribuent à forger l’âme d’un peuple, il est le
révélateur d’un destin commun puisqu’il émane d’un passé commun. Et c’est parce qu’en nous brûle ce feu éternel de la mémoire que, même dépouillé de tout bien matériel, nous possédons une immense
richesse, forte de 2500 ans d’histoire. Là e st le trésor de l’homme.
En février, le nationalisme fête l’anniversaire de deux événements majeurs, révélateurs à la fois de l’exemple à suivre et des erreurs
à ne pas commettre.
Exemple à suivre que celui de l’engagement de Robert Brasillach et de l’idéal qu’il a servi jusqu’au sacrifice suprême. Le 6 février
1945, il affronte la mort avec un courage exemplaire. La perle de sang qui roule sur son front, habituellement encombré de son éternelle mèche tombante, symbolise à jamais la pureté de nos
sentiments. « Le sang qui coule est toujours pur ». C’est le sang du poète qui nourrit, aujourd’hui, nos aspirations, ce sang qui rend fort, qui ordonne alors que l’honneur nous
conduit, cette sève dans laquelle chaque nationaliste puise la volonté de se battre Robert Brasillach fait partie des guerriers qui, selon Péguy, « sont grands non parce qu’ils tuent mais
parce qu’ils savent mourir ».
Autre exemple à suivre, le sacrifice des morts du 6 février 1934 dont nous fêtons cette année le 60ème anniversaire. Le vaste mouvement
de colère qui ce jour-là embrase Paris s’inscrit dans un grand élan romantique d’espoir nationaliste, né dans la rue au cœur des peuples européens, au début du siècle. Il est le symbole du peuple
debout, luttant pour abattre le régime parlementaire gangrené par les escrocs et les voleurs.
Par leur sacrifice, la journée du 6 février reste une référence, mais l’acte politique s’est avéré inefficace. Parce qu’il découle
d’une volonté d’abattre un gouvernement, de chasser des hommes du pouvoir, sans remettre en cause de façon fondamentale le régime. En ce sens, le communiqué publié au lendemain de la journée
d’émeute par l’Union Nationale des Combattants qui a participé à la manifestation est très révélateur de ce manque de volonté réellement révolutionnaire des nationaux : « Le
gouvernement de la nuit tragique a eu peur et a fui ! Vous avez gagné la bataille et quelle victoire pour l’avenir de la France ! » L’avenir de la France en 34 nous le connaissons,
c’est le Front populaire en 36 et la guerre et la défaite militaire en 40 !
Le régime démocratique avec son expression parlementaire porte en lui de façon endémique toutes ses tares et ses défauts. Il ne peut
être à terme qu’antinational puisqu’il consacre le règne de l’argent et le pouvoir de la finance. Vouloir restaurer la nation sans remettre en cause le régime, avec ses références, ses chants,
ses symboles et son fonctionnement politique, au pire du crime contre la nation. Ce changement radical aussi bien du point de vue politique que philosophique n’est possible que s’il est mené par
des hommes possédant les mêmes signes de ralliement, animés d’un même idéal, moteur de toutes les actions, formés à une même doctrine et étant d’accord sur l’avenir comme sur le passé. Ceci est
l’apanage exclusif des révolutionnaires.
« Pour nous, nous n’avons pas à renier le 6 février. Chaque année nous allons porter des violettes place de la concorde, devant
cette fontaine devenue cénotaphe, en souvenir des vingt-deux morts. Chaque année la foule diminue, parce que les patriotes français sont oublieux par nature. Seuls les révolutionnaires ont
compris le sens des mythes et des cérémonies. Mais si le 6 février fut un mauvais complot, ce fut une nuit de sacrifices, qui reste dans notre souvenir avec son odeur, son vent froid, ses pâles
figures courantes, ses groupes humains au bord des trottoirs, son espérance invincible d’une Révolution Nationale, la naissance exacte du nationalisme social de notre pays. Qu’importe si, plus
tard, tout a été exploité, par la droite et par la gauche, de ce feu brûlant, de ces morts qui ont été purs. On n’empêchera pas ce qui a été d’avoir été » (Robert Brasillach, Notre
avant-guerre
).
Yvan BENEDETTI.
L’équipe du Courrier Nationaliste, 6 février 2013
(« Jeunesses  nationalistes »
)

Tagged under: REVUE DE PRESSE

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