Chantal Meyer-Plantureux, professeur en Arts du spectacle, à
l’Université de Caen et au CNRS, accomplit un remarquable travail sur le théâtre à l’époque contemporaine, notamment à partir de la presse et de la critique théâtrales, ce qui l’amène à croiser
fréquemment la route de Robert Brasillach. Voici comment elle présente sur son site sa réédition des Animateurs de
théâtre, le maître-livre de Brasillach en la matière :
« Si, après avoir publié Émile Zola puis Romain Rolland, nous avons décidé d’exhumer Animateurs de théâtre,
livre depuis longtemps introuvable d’un critique « oublié » des historiens du théâtre, c’est qu’il reste encore aujourd’hui le témoignage le plus riche sur le Cartel- Dullin, Jouvet, Baty et
Pitoëff-. Retracer dans une longue préface l’itinéraire de ce critique dramatique, curieux de toutes les tentatives d’avant-garde, ne partageant ni les frilosités ni les goûts conventionnels de
son camp, s’avère d’autant plus intéressant qu’il révèle aussi, en creux, le parcours politique de Brasillach. Accompagnée d’un appareil critique et d’une bibliographie des textes originaux,
cette édition d’un Brasillach, présenté ni comme « traître » ni comme « martyr« , veut contribuer à rendre au théâtre sa mémoire politique et, comme tous les volumes de cette
collection, à lui restituer sa place dans le débat d’idées. »
On trouvera également sur le site de Chantal Meyer-Plantureux quelques comptes rendus de son ouvrage (parus dans Le
Figaro, Libération, Le Nouvel Observateur et Marianne), une émission de Radio Notre Dame, ainsi qu’une présentation d’un autre de ses ouvrages, Les enfants de
Shylock ou l’antisémitisme sur scène, dans lequel il est également question de Brasillach, notamment à propos de La Reine de Césarée.


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