Voici le premier paragraphe d’un article de Jean-Luc Leopoldi, « Règle d’or médiatique : trompez-vous
d’ennemi », paru dans les Écrits de Paris (n°719, avril 2009, p.29-34) :
« Cette année 2009, centième anniversaire de Robert Brasillach, semble plus proche de 1453 que de 1929. La
supériorité des années 1930, c’était le droit d’être lucide et de nommer l’ennemi ou le nuisible, qu’il soit extérieur ou intérieur. Aujourd’hui, nous avons Rivoral, ce qui est
merveilleux. Mais nous ne pourrions plus avoir Je Suis Partout, et la fameuse tirade de Robert contre « la vieille putain agonisante, la garce vérolée (…), la République toujours
debout sur le trottoir », n’aurait aucune chance de passer les filtres de la censure. Et pourtant, « elle » est toujours bien là, plus « craquelée », plus « lézardée » que jamais, mais nous sommes
tellement accoutumés que nous ne remarquons plus les « relents de pourriture » qu’elle exhale. »




